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Olivier Roumat

Avis de Recherche

Greg Mandel

Olivier Roumat a beau chercher, il n’arrive pas à trouver de mauvais souvenirs quand on lui parle de rugby. « La difficulté dans la vie ce n’est pas le ballon ovale », explique l’ancien deuxième ligne. En revanche, si vous lui demandez d’évoquer de bons moments, il vous en sort à la pelle.

Olivier Roumat« Le capitanat, la Coupe du monde... Mais avant toute chose ma première sélection. C'était un accomplissement, une réelle fierté. C'était à Auckland en 89 », se rappelle ce grand gaillard de deux mètres.

Derrière ce discours emprunt de sourires et de bonne humeur, Olivier ne regrette pas sa carrière de sportif de haut-niveau. Tout juste avance-t-il un peu de nostalgie quand on lui parle de ce cuir qu'il a caressé pendant de si nombreuses années. « Sur les très gros matches, il m'arrive d'avoir envie de descendre sur la pelouse. Ca donne envie de jouer », reconnaît-il tout de même. Pour l'ancien sociétaire de Dax, de Biarritz et du Stade Français, la thérapie rugby est passée par une reconversion professionnelle accomplie. Il faut dire qu'Olivier n'est pas du genre à chômer : « Je suis passé de quinze heures d'entraînement rugby par semaine à douze heures de travail intellectuel par jour. C'est surtout là que j'ai vu la différence les deux premiers mois. En fait, je n'ai pas trop le temps de me retourner, de regarder en arrière. »

Entre son camping du côté de Seignosse et son agence immobilière sur la région aquitaine, les journées sont bien occupées. Si vous ajoutez à cela quelques piges pour Canal +, vous comprendrez alors que le temps est une chose précieuse. « Je suis boulimique dans ma reconversion en essayant de mettre les qualités d'un joueur de rugby en application », ajoute l'homme aux 61 capes. D'ailleurs, pour rien au monde il ne rangerait pour le moment ce costume de commentateur : « je fais deux à trois matches par mois. Ca me donne la possibilité d'être modestement un acteur du système et de ne pas couper complètement avec le milieu. » Car une chose est sûre, malgré toutes ses occupations, l'ancien international a encore quelques idées ovales qui lui trottent dans la tête. « Devenir entraîneur est quelque chose qui m'intéresse. J'ai passé des diplômes et j'ai mon brevet d'état deuxième degré. Je n'ai pas encore eu l'opportunité de trouver quelque chose. Jusqu'à présent je me suis concentré sur mes sociétés. Si je dois revenir, je ne veux surtout pas être dépendant sur le plan financier et je veux considérer cela comme une passion. Il faut dire que c'est plus facile d'être joueur que technicien », avoue-t-il.

En attendant, c'est en supporter averti qu'il regardera les matches du Mondial. Pour lui, les Français ont une grosse carte à jouer. « Nous aurons beaucoup de pression. Je sais aussi que les pronostics sont un exercice difficile. L'histoire nous a montré qu'il y a toujours des surprises. C'est une coupe et dans l'entonnoir des demi-finales se sera du 50/50. Je ne suis pas certain que les Blacks seront champions du monde. Nous avons une grosse chance à prendre. Tout est possible ». Comptons sur lui pour ne pas changer de discours jusqu'au soir du 20 octobre.

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