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Loin de la starisation des nouvelles icônes de notre sport, loin de la folie des salaires "Boudjellasques", loin du strass et des paillettes de la dernière Coupe du monde, il existe un sport populaire qui se joue aux quatre coins de l'Hexagone et qui s'appelle : le rugby de séries. Il détermine chaque année le ou les clubs qui décrocheront le précieux sésame et seront ainsi conviés à disputer des joutes fédérales. Pour les autres, la conquête d'un bouclier reste chaque saison l'équivalent d'une quête sans fin où un bout de bois devient alors magique. Que du bonheur me diriez-vous... Eh bien pas du tout !
Les clubs de ce niveau connaissent les pires difficultés du monde et sont confrontés à des problèmes divers et variés qui touchent toutes les sphères de l'organisation. Et franchement, le constat est peu reluisant. Même en plein cœur du sud-ouest, terre rugbystique mythique, les choses deviennent difficiles. Les codes sociaux ont bien changé, les mentalités évoluées et le quantitatif est le premier touché. Des réserves à douze (pas le même jeu) et de plus en plus de forfaits, voilà le début d'un dimanche classique, qui se terminera par un match d'équipe fanion dont les mêlées ne seront sûrement pas poussées, question d'assurance... L'arbitrage, lui aussi, se fera remarquer par son absence en lever de rideau, dirigé finalement par un LCA dont le club sortira vainqueur. Belle après-midi donc, le prix du spectacle fixé par le comité, la bourriche par le club et si l'on rajoute le verre de l'amitié : à 20 euros.
Les jeunes sont eux dans une situation bien plus catastrophique, obligeant les clubs à se réunir en entente pour faire une équipe de vingt-deux minots... Les formateurs, éducateurs, bénévoles manquent et ont pour la plupart comme récompense de voir s'enfuir leurs meilleurs éléments dans des clubs plus "huppés" (Def : ceux qui ont de l'argent). Leurs cœurs balancent donc entre fierté et écœurement. Apparemment le sport sur l'ordi, les consoles, les téléphones, msn... ont pris le dessus sur la réalité du terrain. Eh Wii !!! La conclusion est sévère mais bien réelle...
Et pourtant, je ne raterai pour rien au monde ce rendez-vous dominical. Malgré la baisse des présents au stade, cela restera toujours pour moi un lieu de fête, où les "valeurs" du rugby subsistent encore un peu. Et puis autour des quelques gorgeons chers à Daniel Herrero, il est toujours temps de refaire le match, de complimenter ou de chambrer les copains, de célébrer la victoire en somme... Mais pour combien de temps encore ?
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