Accueil » Avis de Recherche » Laurent Cabannes, businessman de l’ovale
Aucun doute, l’ancien troisième ligne a parfaitement réussi le virage de l’après rugby. Malgré un emploi du temps plus que chargé, il n’en reste pas moins très proche de son premier amour.
Si vous cherchez Laurent Cabannes pendant la Coupe du monde, il vous suffira de vous rendre dans l’un des stades qui accueille l’Equipe de France. C’est là, près des loges, que vous aurez le plus de chance de trouver ce nouveau businessman. « J’ai toujours accompagné des sociétés sur ces évènements. Je présente les matches. Le rugby est un sport attractif pour ceux qui veulent faire plaisir à leurs clients. Je passe donc un peu de temps avec tous ces gens », explique l’ancien troisième ligne des Bleus. Mais ne vous y trompez pas, à 43 ans, Laurent ne passe pas tout son temps à manger des petits fours dans les stades.
Ce grand gaillard à de nombreuses cordes à son arc. Comme de nombreux anciens, c’est très tôt dans sa carrière sportive qu’il a préparée l’après. « Le spectre de la retraite, tu l’entrevois assez rapidement, en fait dès que tu n’arrives plus à faire certaines choses au bon moment. J’ai toujours travaillé. D’abord, j’étais dans la partie commerciale pour des sociétés d’informatique, aujourd’hui je suis dans la gestion de patrimoine », ajoute-t-il en tapotant sur un clavier d’ordinateur. Pas vraiment de quoi se reposer et penser à son ancienne vie de joueur. Enfin, si vous le titillez un peu, il commence alors à laisser parler ses sentiments rugbystiques. Quand on a été joueur, on le reste pour toujours ! « Je pense qu’on garde cet esprit de compétiteur et je mesure l’intérêt pour les Bleus de jouer une telle compétition. Les meilleurs moments sont maintenant, en pleine préparation », avoue-t-il finalement.
Il faut dire, qu’il sait de quoi il parle puisqu’il a disputé deux éditions aussi différentes l’une de l’autre. « Mon meilleur, souvenir ? Pas 1991, car on avait échoué en quart de finale contre les Anglais… Indéniablement ça reste l’Afrique du Sud car nous étions restés six semaines ensemble ! » Aujourd’hui, il s’apprête donc à vivre comme de nombreux Français un moment qui risque de marquer l’histoire du rugby tricolore. « La Coupe du monde c’est l’échéance absolue pour un joueur. Ca n’a plus rien à voir avec 1987 et la Nouvelle Zélande. Je pense que cette évolution est bonne. C’est le troisième ou quatrième événement majeur dans le monde. Ca c’est formidable », remarque l’International au 49 capes. Tout juste regrette-t-il quelques maladresses de la part des organisateurs : « Dommage que ce soit programmé à la rentrée. Ce n’est pas une priorité absolue pour Les familles. » Lui en tout cas, sera bien présent. Aucun doute ! D’abord pour l’aspect sportif : « On attend qu’ils aillent en demie, au minimum. Après, il faut aussi voir que notre poule est la plus relevée. Il faut finir premier pour éviter les Blacks en quart. Et ce ne sera pas du gâteau. » Après, pour son activité professionnelle en pleine croissance : « Je travaille avec Benjamin Cohen sur un site permettant à des entrepreneurs de se mettre en relation les uns avec les autres (www.rbcf.biz), le tout adossé à la Coupe du monde. » Une chose est sûre il n’aura pas le temps de chômer.
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