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Bianchi : Le plus tennisman des rugbymen

International, champion de France en 1987 avec son équipe du RC Toulon, c’est aux bords des courts de tennis que l’ancien arrière a réussi une très jolie reconversion. Entre Yannick Noah, Henri Leconte ou Amélie Mauresmo, les mains de Jérôme Bianchi ont vu passer des champions. Rencontre avec un passionné...

Du ballon ovale à la petite balle jaune, il n’y avait qu’un rebond. Jérôme Bianchi n’a pas hésité à le saisir. L’ancien Toulonnais, champion de France avec les Varois en 1987 - « Le titre dont je suis si fier et auquel je tiens énormément » - a négocié sa reconversion avec succès. Aujourd’hui Kinésithérapeute de l’équipe de France de Fed Cup (la Coupe Davis féminine), c’est au côté d’Amélie Mauresmo ou Mary Pierce, qu’il exerce sa profession. L’ancien international (une sélection officielle en 1986, « j’en ai un peu plus, mais à l’époque ils ne comptaient pas les tournées ») ne veut surtout pas oublier son sport. Il sait qu’il lui doit beaucoup. « C’est grâce au rugby que je suis arrivé dans le tennis. En 1989, le capitaine de Coupe Davis, Patrice Dominguez, un féru d’ovale, voulait changer de staff, se remémore l’ancien arrière du RCT. Eric Deblicker, alors entraîneur d’Henri Leconte, lui a parlé de moi. J’ai fait un stage avec eux et cela a tout de suite collé. »

Depuis, Jérôme Bianchi a fait son petit bonhomme de chemin. Un itinéraire qui l’a emmené aux bords des courts des quatre coins du monde. De la bande à Noah en 2001 pour la victoire à Lyon, il était aussi de la fête avec les filles pour le sacre de 2003. Une carrière qui ne lui a jamais fait renier ses racines :  « Je continue à aller au stade. » C’est donc avec un regard extérieur qu’il peut maintenant juger le microcosme rugbystique. « Une fois les crampons raccrochés, je n’ai jamais voulu reprendre. Le rugby ne va pas avec les années qui passent. Maintenant je fais beaucoup de vélo. J’ai définitivement tourné la page. » Définitivement, pas si sûr, puisque, outre les piges de kiné qu’il fait de temps en temps avec le XV tricolore pour les rencontres à Marseille, il retrouve épisodiquement les anciens Toulonnais pour des petits matches amicaux. Peut-on réellement en finir avec le rugby ? D’autres ont essayé…

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